Blog du Docteur Sophie Ortega Loeff

30 mars 2014

La Méthode minceur Tokyo-Paris. Secrets de minceur et de beauté des Japonaises

 Au Japon, les femmes vieillissent mieux que nous, et elles restent minces et belles plus longtemps. Elles ont un indice de masse corporelle et un poids plus stables que les nôtres, un taux sanguin en antioxydants élevé, mais surtout une espérance de vie en bonne santé plus longue que la nôtre. Elles combinent ce que nous ne parvenons à faire : rester mince, belle et prévenir le vieillissement, sans y penser quotidiennement. Les Japonaises font le bon régime ? Non justement, elles ne font pas de régime. Elles ont quelques secrets bien gar­dés.

 

Minceur et longévité : pourquoi existe-il un lien ?

 

Les japonaises consomment moins de calories au quotidien que nous. Mais sans faim et sans frustration. Elles ont une espérance de vie supérieure à la notre. Pourquoi ?

Premièrement, si l’on apporte moins de carburants caloriques, on brûle moins dans les petites cen­trales énergétiques cellulaires que l’on appelle les mitochondries. Si l’on brûle moins, on pollue moins. Les polluants cellulaires formés par la combustion des calories s’appellent les radicaux libres. La com­bustion délivre de l’énergie à la cellule, mais également entraîne son vieillissement. Donc, avec une consommation énergétique basse, le niveau de combustion est bas et il en résulte une préservation de la jeunesse cellulaire sans pareille. C’est ce qui donne l’aspect juvénile des Japonais.

Deuxièmement, comme l’alimentation repose sur un socle végétal, elle est riche en micronutriments protecteurs vis-à-vis des radicaux libres produits par l’oxydation.

Troisièmement, il est logique de penser qu’une alimentation moins calorique quotidiennement va permettre de perdre du poids et de rester durablement svelte.

Ingérer moins de calorie au quotidien est donc un geste santé et minceur. Voici comment y parvenir sans privation.

 

La Densité calorique des aliments

 

Plutôt que de raisonner en terme de quantité calorique, raisonnons en groupes alimentaires de densité calorique faible, moyenne ou élevée. La densité calorique évalue la charge calorique pour un même poids d’aliment. Plus l’aliment est riche en fibres et en eau et plus sa densité calorique est faible.

Les produits de Konjac sont les champions de la faible densité calorique et ainsi les mélanger aux légumes et à la viande permet de faire un plat volumineux et de faible DC. De même utiliser l’agar-agar pour faire des gelée ou des entremets permet également de faire des desserts légers.

Les Japonaises apprennent très tôt à consommer des aliments en fonction de leur densité calorique. Elles diminuent ainsi, naturellement, les calories ingérées quotidiennement sans sensations de faim.

La densité calorique évalue le volume des aliments pour un même nombre de calories. Choisir de consommer des aliments à densité calorique faible permet de mieux ressentir la satiété et donc de mieux contrôler le total énergétique ingéré, c’est une excellente aide minceur.

 

Plus un aliment est riche en graisses, en sucre et en alcool, plus sa densité calorique est importante.

Plus un aliment est riche en eau et en fibres, moins sa densité calorique est importante.

 

La pyramide alimentaire japonaise

 

Le modèle diététique des Japonaises est fondé sur une nouvelle répartition des groupes alimentaires. Par exemple, les sucres rapides et les aliments à forte densité calorique, qui sont courants dans notre alimentation, sont très peu consommés au Japon. Nous avons l’habitude des produits assemblés et préparés, les Japonaises aiment les produits bruts, le plus simple possible. Elles s’orientent naturellement, par culture et par tradition, vers des aliments à faible densité calorique.

 

La base de la pyramide alimentaire japonaise est constituée de produits végétaux :

 

Les légumes avec le konjac, surtout, qui a la particularité d’être riche en eau et en fibres et se gorge encore d’eau à la cuisson, donc présente un faible apport calorique et les herbes aromatiques, bourrées de vitamines antioxydantes. Presque 80 % de l’alimentation japonaise est d’ori­gine végétale

 

Les légumes secs, surtout le soja, qui contient d’importantes quantités de graisses polyinsaturées, du calcium et des protéines.

 

Au-dessus de ce socle végétal viennent :

 

Les poissons, crustacés et les algues, qui regorgent d’oméga-3 dont l’action anti-inflam­matoire préserve les cellules. La consommation régulière de poissons et d’algues protège le système cardio-vasculaire.

 

Le riz, qui est la céréale de référence en Asie, naturellement dépourvue de gluten.

 

Les corps gras comme l’huile de colza ou de sésame, naturellement présents dans l’alimentation japonaise, apportent les bons acides gras oméga-3.

 

L’hydratation est omniprésente au Japon, avec de l’eau bien sûr mais également du thé. Les vertus du thé vert sont maintenant connues et reconnues mondialement par le corps médical moderne. Riche en antioxydants, polyphénols, etc.

 

La cuisson à la japonaise est aussi très importante, rapide mais à haute température pour de pas dénaturer les aliments. Pour la cuisson, elles affectionnent donc particulièrement le Wok. Cet outil est idéal pour cuisiner rapidement des légumes al dente en préservant les vitamines.

 

Les japonaises utilisent 3 ustensiles ultra pratiques qui en plus ont des vertus minceur :

 

Le bol japonais est un excellent moyen de mieux contrôler les portions sans avoir l’impression de manger peu. Le bol devient l’unité de mesure pour les légumes, le riz et le konjac, un bol = 150 g environ.

Les japonaises utilisent également le bento, ce bel objet compartimenté permet de composer l’équilibre alimentaire idéal en un tour de main.

Les japonaises utilisent aussi des baguettes pour manger plus lentement.

 

 

La méthode Tokyo-Paris : 2 phases, pour un résultat durable

La phase Starter

Pour vous familiariser avec les nouvelles habitudes alimentaires tout en déclenchant la perte de poids.

Les menus du déjeuner et du dîner se composent à partir des aliments dans les listes de faible densité énergétique (légumes verts, konjac, poisson, algues, agar-agar, volaille, fines herbes, crudités). Avec le konjac c’est facile, sans avoir faim.

Le petit déjeuner est copieux (avec des fruits, des fruits secs, des tartines : au moins 1/3 de l’énergie quotidienne) et protéiné (oeuf, jambon, poisson, fromage de chèvre), ainsi il « lance »  le métabolisme avec la production de cortisol.

Les menus de midi et du dîner sont sur un modèle identique à base de :

 

Légumes verts avec herbes fines, épices

Produits à base de konjac : shiratakis, gohan, konnyaku

Viande, volaille, poisson

Soja : tofu, lait de soja, soja cuisine, yaourt de soja

Un peu de sucré : un fruit ou un produit sucré

Et un peu d’huile végétale type huile de colza

 

La phase Zen

Pour stabiliser le poids et retrouver un équilibre alimentaire plus souple.

Elle se caractérise par la réintroduction des féculents et des aliments sucrés au déjeuner et un choix de viandes et de plats de densité calorique plus élevée. Tout en restant sur le principe du du fameux Hara Hachi Bu (sortir de table en se sentant léger et dynamique)

Pour composer votre bento-repas, vous pourrez choisir des aliments à densité calorique moyenne ou élevée à raison de 2 fois par bento au déjeuner et au diner. Un seul repas comporte un produit à base de konjac, (de préférence le soir, au début des 15 premiers jours), l’autre repas présente des féculents (riz, quinoa, légumes secs, pâtes, pomme de terre, patate douce). Le petit déjeuner doit rester copieux, mais peut être plus proche d’un petit déjeuner à la française, avec du pain, du beurre et de la confiture, sans oublier un yaourt et un fruit.

 

Ensuite, lorsque vous serez en phase Zen depuis 15 jours, vous pourrez sans problème faire un ou deux repas plus festifs (ou dans nos traditions occidentales), par semaine, sans préjudice sur la balance.

Les incontournables de la méthode Tokyo-Paris :

Les légumes et surtout les herbes aromatiques

Les végétaux sont sans conteste les aliments fards de l’alimentation japonaise, en pickles, en soupe, ou juste cuits al dente. Ils permettent de réduire la consommation de sucre, de gras, de sel, et ils apportent une foule de micronutriments essentiels antioxydants. Parmi, il en est un particulier :

 

Le konjac

C’est une racine qui le champion de densité calorique faible. Le konjac est LE secret minceur des Japonaises depuis des millénaires. Les produits à base de Konjac sont disponibles sous forme de shiratakis (sorte de spaghettis), aux kishimens (sortes de tagliatelles) et au gohan de konjac (qui ressemble à des grains de riz). Ces produits sont de véritables alliés minceur car ils peuvent être accommodés comme des pâtes et rassasient rapidement.

Les poissons et les algues

Tout ce qui vient de la mer est une source de bienfaits. Des protéines de bonne qualité, de bonnes graisses oméga-3, du magnésium, de la taurine (un acide aminé) et de l’iode, et surtout l’absence de graisses saturées et de graisses oméga-6. Les oméga 3 sont indispensables au fonctionnement cérébral, renforcent les membranes cellulaires, freinent le stockage des graisses et luttent contre l’inflammation. Au Japon, les algues sont consommées depuis des siècles et entrent dans l’alimentation de base quotidienne. Elles sont ajoutées au plat type salades ou soupes pour ajouter es oméga 3, des protéines. Parce qu’elles sont un aliment naturel et renouvelable et parce que les ressources poissonnières de la mer s’amenuisent, les algues, pleines de protéines, pourraient bien devenir un mets de choix dans l’avenir. Apprendre à cuisiner le nori et le wakamé, comme condiments pour agrémenter un plat est un jeu d’enfant.

L’agar-agar

Les Japonaises utilisent l’agar-agar pour épaissir des sauces, ou des soupes. Et pour faire des préparations en gelée ou bien pour faire des desserts avec des jus de fruits. L’agar agar peut aussi être dilué dans le thé vert avant un repas pour son effet coupe faim. L’agar agar peut aussi disponible en filaments pour agrémenter une salade, un plat.

 

Voici 2 recettes à titre d’exemple

SHIRATAKIS AU POIVRON ET AU POULET

Pour 1 personne

•150 g de shiratakis de konjac

• 100 g de blanc de poulet

• 1/2 oignon

• 1 poivron

• 1 cuil. à soupe d’huile d’olive

• 1 cuil. à café de persil ciselé

• sel - poivre

Découpez le poulet et le poivron en dés et l’oi­gnon en lamelles. Faites chauffer l’huile dans un wok. Ajoutez l’oignon puis faites dorer les mor­ceaux de poulet, 3 minutes environ en remuant. Salez, poivrez, intégrez les dés de poivron et laissez cuire encore 10 minutes environ.Égouttez les shiratakis dans une passoire et rin­cez-les sous un filet d’eau froide. Plongez-les 3 minutes dans une casserole d’eau frémissante et égouttez-les à nouveau. Incorporez-les dans la poêlée et laissez cuire encore 2 minutes avant de mettre le persil hors du feu. Dégustez immédiatement bien chaud, ou faites réchauffer plus tard au micro-onde 30 secondes.

 

 GELÉE DE POIRE ET ORANGE

Pour 4 personnes

• le jus de 2 oranges

• 1 grosse poire

• 1/2 sachet d’agar-agar (1 g)

Pelez la poire et découpez-la en petits morceaux. Mélangez le jus d’orange et l’agar-agar dans une casserole et portez à ébullition durant 10 secondes. Ajoutez les dés de poire puis répartissez le mélange dans deux ramequins individuels. Laissez refroidir et disposez au réfrigérateur durant 6 heures. Consommez frais.

 

 

 

La méthode minceur Tokyo-Paris. Editions First

 

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09 octobre 2013

Secrets de minceur et de beauté su Japon

J'ai le plaisir de vous annoncer, en avant-première, la sortie de mon prochain ouvrage aux éditions First, en mars 2014.
Une méthode inédite qui allie Minceur ET Beauté et que m'ont inspiré les meilleures habitudes des Japonaises, spécialement adaptées aux Françaises…

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18 avril 2012

Les TCA ou le « Syndrome d’Alice au pays des merveilles* »

 

Dans le dessin animé  Alice au pays des merveilles  - que j’appellerais plus volontiers « Alice au pays des contrariétés » - le personnage principal se retrouve confronté à de nombreuses situations déstabilisantes, situations face auxquelles il réagit peu, voire pas du tout.

 

Relevons ici quelques scènes caractéristiques. Alice tombe par surprise dans un gouffre dont elle ne voit pas la fin. De nombreuses portes lui barrent la route. L’ouverture d’une porte principale se refuse à elle.  Alice se fait marcher dessus par plus de dix personnages.  Deux hommes tentent de la garder dans un bois. Un inconnu la prend pour une autre, lui donne des ordres. Des fleurs s’associent pour la critiquer ouvertement sur son apparence, puis l’expulsent et l’arrosent. Alice est ensuite renvoyée une seconde fois, envahie de fumée. Un oiseau beaucoup plus petit qu’elle la traite de « serpent ». Le chapelier fou rit de son manque de connaissance. Dans la cour royale Alice est la victime d’une blague collective et reçoit des ordres ; elle est enfin menacée de mort, accusée à tort.

 

Dans la plupart des scènes Alice subit ce qui lui arrive. Passive, elle manifeste en très peu d’émotion, n’exprime pas son désaccord. Ses quelques rares tentatives d’affirmation se retournent rapidement contre elle. Dans l’ensemble elle se laisse faire, laisse dire et ne refuse pas d’appliquer ce qu’on lui impose.

 

Au pays des contrariétés, la seule arme de protection et de défense que semble posséder Alice est la nourriture. Présentée sous un aspect magique, elle l’emploie pour  s’adapter aux évènements qui la perturbent.

 

Tout comme Alice, certaines personnes utilisent la nourriture pour faire face aux difficultés. Dans leurs cas les aliments ne sont pas consommés pour changer de taille (même si…), mais pour atténuer ce qui est ressenti et dont elles ne savent que faire, empêcher des paroles trop violentes de s’échapper, mais aussi pour faire quelque chose plutôt que rien, occuper son esprit ou encore se donner du courage.

 

Les personnes souffrant de TCA, elles, ne se trouvent pas dans un rêve mais bien dans la réalité. Pour sortir du syndrome d’Alice, elles peuvent apprendre à développer des « compétences de vie » qui leur permettront de ne plus jamais se laisser faire, et ce quelque soit le contexte dans lequel elles se trouveront. Ces compétences peuvent se développer à tout âge, notamment en Thérapie Active.

 

Article écrit par Barbara Verhaeghe, Thérapeute TCA

Retrouvez tous les articles de Barbara Verhaeghe sur le site www.therapie-tca.com

 

 

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Impossible de guérir de la boulimie ou de l’hyperphagie en résistant aux crises !

 

Chercher à résister aux crises, c’est lutter contre un symptôme. Les crises de boulimie ou d’hyperphagie sont fréquemment considérées comme le problème à éradiquer, or si elles posent des problèmes elles ne sont pas LE problème. Le problème qui déclenche les crises est ailleurs, je l’appelle « IPECE ». Inaptitude à Prendre En Charge ses Émotions. C’est parce que la personne ne sait pas quoi faire de ce qu’elle ressent (colère, tristesse, ennui, frustration, calme, impression de vide, etc.) qu’elle a recourt à la nourriture. Chaque crise est en réalité une stratégie qui a pour but d’atténuer un ressenti désagréable pour la personne, elle est un moyen de faire au mieux – ou devrais-je écrire « au moins pire » - avec ce qu’elle ressent. C’est parce que la personne souffre d’une IPECE qu’elle déclenche des crises alimentaires, impossible alors d’éradiquer les crises si l’IPECE n’est pas traitée.

 

 

Chercher à résister aux crises, c’est lutter contre une aide précieuse. Boulimer est plus qu’utile pour les personnes qui ignorent quoi faire de leurs émotions. La nourriture tempère les ressentis trop vifs, elle permet de passer ses nerfs, donne du courage, de la force pour affronter certains évènements de la vie, en nous permettant de faire quelque chose plutôt que rien elle offre également l’impression de moins subir certaines situations. Pour qui souffre de TCA les aliments sont de véritables ali-calmants, c'est-à-dire des aliments qui permettent de retrouver un minimum de sérénité en période de forte perturbation. La crise de boulimie est souvent le seul moyen connu pour continuer à vivre malgré les situations difficiles qu’elles rencontrent, s’en priver n’est pas sans effet.

 

 

Chercher à résister aux crises, c’est aggraver son cas. La compulsion alimentaire se déclenche lorsque la personne se sent en danger par rapport aux émotions qu’elle traverse, elle se manifeste sous forme de tension intérieure, tension conçue pour être irrésistible. Chercher à résister à la compulsion ne fait que l’intensifier, la tension intérieure éprouvée augmente jusqu’à devenir insoutenable, insupportable. Résister à une compulsion ne permet pas d’échapper à la crise de boulimie, elle ne fait que la reconduire. De plus, se sentant plus en danger encore face à ce ressenti plus puissant encore la personne a recours à une crise « King size » qui réclame d’ingurgiter plus de nourriture que d’habitude, dans un temps plus court, les douleurs physique et morales qui en découlent sont plus violentes que si la crise avait été faite en temps voulu. Résister aux crises n’est pas rentable, alors en attendant de résoudre votre IPECE, répondez aux compulsions !

 

 

Chercher à résister aux crises, quelques personnes affirment y parvenir. Trois possibilités :

1. La personne souffrant de TCA suit un régime stricte grâce à une volonté de fer. Malheureusement la volonté à elle seule ne permet pas de tenir très longtemps, un mois en moyenne. Après un mois les crises reprennent de plus belle. De plus il est courant d’observer une aggravation des manifestations boulimiques et hyperphagiques après cette période de résistance.

 

2. Son addiction a été échangée contre une autre. On peut remarquer que les personnes qui réussissent à ne pas faire de crise alimentaire pendant une période supérieure à un mois ont souvent adopté un autre type de trouble du comportement. On peut relever notamment un recours à l’alcool, à certaines drogues, aux achats compulsifs, ou l’apparition de TOC, de phobies par exemple.

 

3. Elles ont développé leur aptitude à prendre en charge leurs émotions, le plus souvent grâce à un suivi thérapeutique efficace.

 

 

Mais alors, comment résoudre la racine du problème ? Il n’y a qu’une seule chose à faire pour sortir définitivement de la boulimie et de l’hyperphagie : Développer ses capacités à prendre en charge les émotions. Il est question d’apprendre à repérer les moments de déstabilisation, de découvrir comment accueillir les émotions sans en avoir peur, comment les comprendre, et d’acquérir les compétences nécessaires pour les utiliser pour se diriger vers le bien-être. Lorsque l’on sait exactement quoi faire de son ressenti alors le Trouble du Comportement Alimentaire disparaît … de lui-même !

 

Article écrit par Barbara Verhaeghe, Thérapeute TCA

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Troubles du Comportement Alimentaire et émotions

Certaines personnes  éprouvent de la difficulté à vivre sereinement leurs émotions. De cette difficulté peut naître un comportement alimentaire troublé.

 

Les personnes sujettes à la boulimie, l’hyperphagie, ou l’anorexie mentale ont pour caractéristique de garder ce qu’elles ressentent pour elles. « Je prends sur moi » disent-elles. Lorsqu’elles se sentent tristes, en colère, joyeuses, ou lorsqu’elles ont peur, elles n’en disent rien ; lorsqu’on leur dit quelque chose de pénible, qu’elles ne sont pas d’accord avec ce qu’elles entendent, lorsqu’elles ne ressentent pas l’envie de faire ce qu’on leur demande, elles n’en parlent pas. C’est la même chose lorsqu’elles traversent un moment particulièrement pénible à vivre. En clair pour ces personnes les émotions c’est une histoire entre elles et elles-mêmes !

 

C’est leur parcours personnel qui les a incitées à contenir ce qu’elles éprouvent. On trouve dans chacune de leur histoire un évènement particulièrement éprouvant pour elles d’un point de vue émotionnel - ou plusieurs évènements successifs – à partir duquel elles ont développé des croyances sur les émotions.

Voici quelques-unes de ces croyances :

 

« J’ai compris que :

ð   ce que je ressens n’est pas normal (à force de « Tu exagères, tu en fais trop, tu es trop sensible, faut pas t’énerver pour si peu, etc. ») ».

ð   être triste ou en colère ne sert à rien, parce que « ça ne change rien à la situation »

ð   ça ne se fait pas de dire ce que l’on a sur le cœur, c’est impoli, ça peut blesser l’autre, ça crée des disputes (« il faut absolument éviter les disputes »)  ».

ð   parler de ce qui me dérange c’est me plaindre, et ceux qui se plaignent sont des boulets ».

ð   si je me laisse aller à mes émotions alors je risque de sombrer. Dans la dépression, la méchanceté,  ou encore la folie ».

ð   ça ne sert à rien de parler de ce que je traverse puisque de toute façon ma parole ne sera pas entendue, ou pas prise en compte ».

ð   je risque d’être quittée si j’ose dire ce que j’ai sur le cœur ».

ð   être déstabilisé(e) par les évènements c’est être faible ».

 

Ce sont ces idées reçues qui les amènent à tout passer sous silence.

 

La stratégie est peu payante : Taire son ressenti devient vite insupportable. Chaque émotion est un signal : quelque chose est entrain de te déranger, réagis !  Tant que le signal  n’est pas pris en compte par son destinataire il continue de retentir dans son corps, et ce de plus en plus fort jusqu’à l’insoutenable. C’est là qu’intervient la compulsion alimentaire*. Si elle parlait français cette compulsion pourrait dire : « Ton émotion te dit qu’une situation ne te convient pas, qu’elle te déstabilise, que tu t’éloignes du bien-être ; elle crie de plus en plus fort pour te faire réagir et toi tu ne fais rien. Ca devient insoutenable il est urgent que tu t’apaises, je te rappelle que l’être humain est fait pour aller bien ! A partir de maintenant je prends le contrôle, je vais te faire faire la seule chose que tu connaisses pour l’instant pour te calmer : manger. Mange ! Mange ! Mange ! ».

 

 

Alors que faire ? Comme nous l’avons vu plus haut, lorsque rien n’est fait pour apaiser une émotion un message d’urgence prend le relais, « Mange ! ». Si au contraire l’émotion est traitée correctement, prise en charge, alors le trouble alimentaire n’a pas du tout de raison d’être, il n’a absolument aucune raison d’intervenir. Que vous souffriez de boulimie, d’hyperphagie, ou d’anorexie mentale, la solution est de développer vos capacités à prendre en charge vos émotions de façon saine, c'est-à-dire d’apprendre à les utiliser pour vous diriger vers le bonheur ; c’est à cette condition que votre comportement alimentaire pourra redevenir normal. Ces compétences de vies peuvent s’acquérir à tout âge, notamment en Thérapie Active. Dans le cadre des Troubles du Comportement Alimentaire l’objectif de la Thérapie Active est simple : J’ai appris à utiliser mes émotions >>> Quand une émotion désagréable apparait je suis capable de retrouver mon bien-être / Quand une émotion agréable apparaît je suis capable de l’accueillir et de la vivre pleinement >>> La boulimie, l’hyperphagie, l’anorexie mentale ne font plus partie de ma vie.

 

 

*Pour calmer ces tensions émotionnelles trop fortes parfois d’autres troubles peuvent prendre le contrôle. Achats compulsifs, scarifications, alcoolisation,  consommation de cannabis, addictions : aux jeux, au sexe, aux consultations de voyance, au vol, etc.

 

 

Article écrit par Barbara Verhaeghe, Thérapeute TCA

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Les personnes « caméléon »

Les personnes « caméléon » ont pour caractéristique de s’adapter en permanence aux autres. Multifacettes, elles se montrent très différentes selon qui elles rencontrent. Il est question pour celles-ci de s’accorder à chacun, c'est-à-dire à son tempérament, sa culture, ses goûts, mais aussi à ses envies, ses besoins, son fonctionnement global. Le caméléon :

 

     Adopte une attitude qu’il sent convenir

     Peut aller jusqu’à modifier sa façon de parler, de bouger

     Se montre intéressé par tout ce qu’on lui dit, même s’il ne l’est pas

     Anticipe les besoins de l’autre

     Le complimente, le valorise

     Fait ce qui lui est demandé, rend service

     Ne dit jamais non

     Ne contredit personne, n’affirme pas son désaccord

     Fait passer l’autre avant lui

 

Le « caméléonisme », une stratégie de protection.

L’enjeu est de taille : être gentil avec les gens pour qu’ils soient gentils en retour !

Le caméléon espère qu’en étant le plus sympathique possible on ne le déstabilisera pas. Il cherche à limiter ce qui serait susceptible de provoquer en lui des émotions insupportables (colère, frustration, vexation, tristesse, etc.) notamment :

 

     Rejet

     Reproches

     Critiques

     Toutes remarques déplaisantes

     Trahisons

     Agacements, cris, hurlements

     Abandon

 

Une tactique qui a ses limites

Être aimable avec les gens pour ne recevoir d’eux que de la gentillesse est loin d’être efficace à 100%. Même l’être le plus gentil de la planète ne peut pas complètement épargner le caméléon. Chacun a sa propre perception de ce qui peut faire du mal à l’autre ou non, de ce fait une remarque dite avec bienveillance peut contrarier, une attitude neutre peut blesser, un refus poli et argumenté peut vexer. Il en résulte un profond sentiment d’injustice pour celui qui fait tant d’effort pour ne jamais se sentir éprouvé, « je fais tout pour lui et voilà comment il me le rend ! ».

 

 

 

Des effets secondaires de taille

     La personne caméléon est mal à l’aise en groupe. Faire en sorte de convenir à une personne est jouable, convenir à toutes les personnes différentes d’un même groupe au même moment et dans un même lieu est nettement plus compliqué, voir impossible. Il est d’ailleurs courant de voir le caméléon se mettre en retrait quand il est en société.

     E caméléon ne dit pas ce qu’il ressent, prend sur lui, contient, et ça lui pèse.

     A force de prendre différents visages il ne sait plus vraiment qui il est, perd son individualité

     Le caméléon est mal dans sa peau

     Laissant les autres choisir, il a l’impression de ne pas contrôler sa propre vie

     Suiveur, le caméléon ne mène pas la vie qu’il voudrait, il est mal dans sa vie.

 

Sortir du schéma

Pour reprendre le contrôle de sa vie le caméléon devra oser se montrer lui-même, en toutes circonstances, et ce quel que soit son partenaire de « Je ». Pour que cette affirmation de soi devienne possible, et pour qu’elle soit bien vécue de part et d’autre, il est nécessaire de développer deux compétences principales :

- Gérer ses émotions  (intelligence émotionnelle)

- S’affirmer  (intelligence sociale)

Ces compétences se travaillent dans le cadre d’un travail thérapeutique, notamment en Thérapie Active.

 

 

 

Article écrit par Barbara Verhaeghe, Thérapeute TCA

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La vie, cette chose déstabilisante

 

Avez-vous déjà relevé le nombre de perturbations que contient l’une de vos journées ? Je vous invite à le faire. Notez chaque moment où, alors que vous vous sentiez plutôt calme, un élément vient perturber votre bien-être. Vous allez être étonné(e) du résultat !

 

 

Nombreuses sont les situations susceptibles de nous déséquilibrer au quotidien. Je les divise en 4 catégories.

1. Ce que l’on nous dit à l’oral, à l’écrit, mais aussi par le langage non verbal. Une remarque que l’on trouve désagréable, une critique que l’on prend mal,  un sujet qui nous met mal à l’aise, un ton que l’on trouve inapproprié, déplacé et qui nous agresse, une parole qui nous vexe ou nous rend triste, une histoire qui nous bouleverse, un geste qui nous contrarie parce qu’il trahit peut-être une pensée non exprimée, etc.

2. Ce que l’on nous fait. Une bousculade dans la rue qui nous atteint, un geste qu’on tente de nous imposer, un « coup tordu » au travail, une tromperie amoureuse, etc.

3. Ce que nous voyons, dont nous sommes témoin. Un accident choquant, la souffrance de quelqu’un qui nous paralyse, une scène de vie qui nous met mal à l’aise, en colère, une image qui nous écœure, un film qui nous bouleverse, etc.

4. Ce que nous sentons dans notre corps. Je pense ici aux douleurs désagréables par exemple.

 

 

Chaque situation déstabilisante à laquelle nous sommes confrontés nous demande d’agir, de réagir  de sorte à nous restabiliser, à retrouver notre calme, notre bien-être. Se rééquilibrer lorsqu’on se sent perturbé requiert deux aptitudes essentielles, s’affirmer et gérer son ressenti. Elles appartiennent au registre de la communication, il s’agit d’être capable de ne pas se laisser marcher sur les pieds tout en respectant les autres, et à celui des émotions, il est important de les accueillir et de les prendre en charge, sans les fuir.

 

Pour des raisons très diverses les personnes souffrant de troubles alimentaires n’ont pas acquis les compétences qui permettent de faire face à ce qui les perturbe. Pour ces personnes les difficultés de tous les jours posent problème et leur vie ressemble de très près à un enfer. Imaginons l’une d’elles face à quelqu’un qui la déstabilise ; puisqu’elle n’a pas appris à s’affirmer elle ignore comment ne pas se laisser faire, et n’ayant pas développé sa capacité à gérer ses émotions elle ne sait pas quoi faire de ce qu’elle ressent, autrement-dit elle subit la situation… Crise de boulimie garantie ! Objectif : Acquérir les savoir-faire qui permettent de ne pas rester en déséquilibre trop longtemps. Mais comment faire ?

 

En apprenant à prendre en charge les émotions, et en apprenant à s’affirmer face aux autres. Beaucoup cherchent à développer ces deux « compétences de vie » de façon autonome, d’autres font le choix d’un accompagnement thérapeutique. Les autodidactes ont deux grandes possibilités, la première est d’étudier les astuces des autres au quotidien pour se les approprier, la deuxième est de se nourrir des solutions proposées par les livres de développement personnel. Ce travail en solo peut s’avérer très efficace et convenir parfaitement à certaines personnes, d’autres progresseront davantage en étant aidées dans leur démarche par un professionnel. L’accompagnement a pour avantage de faire gagner du temps et de l’énergie, il permet surtout d’obtenir un retour précieux sur les tentatives qui échouent, de découvrir comment faire pour gagner en efficacité et ainsi atteindre plus facilement son objectif : Vivre en paix !

 

 

Article écrit par Barbara Verhaeghe, Thérapeute TCA

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« J’abandonne… »

 

ð    « J’ai déjà été suivie plein de fois et ça n’a pas marché !»

ð    « Encore une thérapie, à quoi bon !»

ð     « Ras le bol de tout réexpliquer à chaque fois que je consulte un nouveau psy »

ð    « J’en ai marre de parler de mon passé, ça sert à rien »

ð     « Aucun psy n’a su m’aider, pourquoi  un autre y arriverait »

ð    «  J’ai déjà tout essayé et je fais toujours autant de crises »

ð     « Je suis épuisée, je n’ai plus la force d’aller consulter »

ð    « A chaque fois que je pensais être guérie j’ai rechuté »

 

 

Beaucoup de personnes souffrant de TCA se retrouvent découragées. A bout de force elles hésitent à se lancer dans un (énième) accompagnement thérapeutique.  Les témoignages que je reçois régulièrement permettent de bien comprendre ce qui peut les amener à baisser les bras. Voici les raisons les plus couramment citées :

 

« Je suis motivée pourtant je n’arrive pas à résister aux crises »

Une croyance – fausse et trop répandue – amène à penser que le simple fait de décider de ne plus se gaver permettra de ne pas céder aux futures compulsions. « C’était la dernière crise », « demain pas de crise ». La réalité est toute autre et le verdict sans appel. Les crises se succèdent, et avec elles l’impression d’avoir échoué, d’être nul(le). « Bah voilà une fois encore je n’y suis pas arrivée ». Plus le cycle je résiste/je crise/je suis nulle se répète plus l’espoir de s’en sortir s’estompe.

Notez qu’il est normal de ne pas réussir à résister à une compulsion alimentaire. Chercher à lutter est vain.

 

 

« La sonde n’a pas marché »

Les patients ne le savent que trop rarement, mais pour faire disparaître le réflexe de gavage la sonde gastrique à elle seule ne suffit pas. Peu informés ils sont persuadés qu’une fois le dispositif retiré tout sera rentré dans l’ordre. Lorsque les crises réapparaissent ils se disent souvent que si « même ça » ça n’a pas marché alors rien ne marchera.

La sonde est un complément. Elle n’est véritablement efficace que si l’IPECE (inaptitude à Prendre En Charge ses Émotions) est traitée par ailleurs.

 

 

 « J’ai vu plusieurs spécialistes mais ça n’a eu aucun effet sur mes crises »

Les personnes qui se présentent à moi ont parfois consulté jusqu’à 10 professionnels différents avant de se présenter au cabinet. Dépitées, elles ont le sentiment d’avoir déjà quasiment tout essayé sans succès, et vont jusqu’à affirmer que la thérapie Active est leur « dernier espoir ».

 

 

« J’ai l’impression que les thérapeutes ne me comprennent  jamais vraiment »

Certains propos tenus par des professionnels sont si inappropriés que leurs patients en deviennent sceptiques, « s’ils ne me comprennent pas comment peuvent-ils m’aider ? ». On compte parmi ces propos :

« On ne peut pas dire que c’est vraiment de la boulimie»,

 « Vous savez tout le monde grignote  en période de stress»,

 « Ca n’est pas si grave, vous dramatisez »,

 « Quand la compulsion apparaît, essayez d’y résister »,

« Essayez de pensez à autre chose ».

« Prenez une collation pour ne pas avoir faim, ça limitera les crises »,

 «  Quand la compulsion apparaît, mangez équilibré ».

«  Apprenez à manger équilibré »

 

 

« J’en peux plus de tout réexpliquer à chaque fois »

Toute rencontre avec un nouveau spécialiste des TCA demande de se présenter, de reparler de ses difficultés, de retracer une fois encore son parcours, son histoire. C’est agaçant, éprouvant, et peut parfaitement refroidir celui ou elle qui pense à intégrer un nouveau programme thérapeutique.

 

 

« J’ai trop mal vécu mon dernier suivi »

Les expériences traumatisantes qui me sont rapportées  sont multiples et diverses. Il peut s’agir d’un suivi imposé contre volonté, du fait d’avoir été coupé du monde extérieur pendant une hospitalisation, de confidences très intimes qui sont passées pour mensongères ou encore de paroles entendues en séance. Dans bien des cas le parti qui est pris est de rester en souffrance plutôt que de prendre le risque de se retrouver plus abîmées encore par un suivi.

 

 

« J’ai déjà claqué beaucoup d’argent pour rien »

Pour guérir l’investissement n’est pas que physique et psychologique, il est aussi financier. Les thérapies spécialisées coûtent souvent très cher, et la dépense n’est pas sans conséquences. Pour pouvoir s’en sortir certains se privent ou privent leurs parents, d’autres multiplient les emplois, font des crédits ou encore se mettent à découvert bancaire. Lorsque les séances n’ont pas d’effet direct sur les crises la facture paraît plus salée encore et il devient peu envisageable d’investir plus d’argent encore au travers d’un nouvel accompagnement.

 

 

 

Aucune thérapie ne peut convenir à tout le monde, aucun thérapeute non plus. Pour favoriser la réussite  voici quelques précieux conseils :

 

ð    Choisissez votre thérapie. Elle doit être adaptée à vos difficultés et à vos objectifs. N’hésitez pas à questionner longuement le professionnel à qui vous vous adressez pour vérifier si son approche correspond bien à vos attentes. Si les thérapies que vous avez déjà essayées sont restées sans effets, d’autres pourront répondre à vos besoins.

 

ð    Choisissez votre thérapeute. Choisissez de préférence un thérapeute compétent qui vous inspire confiance. Une personne auprès de qui vous sentez à l’aise et complètement libre de vous confier, sans craindre d’être jugé(e). Si un thérapeute ne vous a pas plu un autre pourra vous plaire.

 

ð    Impliquez-vous.  

- Soyez sincère. Profitez des séances pour dire tout ce que vous avez sur le cœur, tout ce qui vous passe par la tête. Ne prétendez pas que tout va bien si ça n’est pas le cas. Privilégiez le « je n’ai pas envie de parler de ça » au mensonge.

- En dehors des séances, osez mettre en pratique ce que vous avez appris pendant les séances.

 

ð    Présentez-vous à toutes les séances. La régularité des séances joue un rôle majeur dans la réussite. Préférez venir en disant « je n’ai pas envie de parler aujourd’hui » que de ne pas venir du tout.

 

ð    Si quelque chose vous dérange pendant votre séance de thérapie parlez-en.  Vous avez peut-être déjà mis fin à un suivi parce que quelque chose vous a déstabilisé (une remarque, un regard, une impression), et que vous n’avez rien dit. Par peur que ça se reproduise vous avez choisi de ne pas venir aux rendez-vous suivants.

Osez dire ce qui vous dérange ou vous blesse, cela vous permettra de poursuivre la thérapie dans de bonnes conditions  et de mettre toutes les chances de votre côté pour retrouver une vie normale.

 

 

 

Courage ! Comme j’aime le rappeler aux personnes que j’accompagne : L’échec n’existe pas, il n’existe que des individus qui n’ont pas encore eu la chance de trouver le bon suivi. Trouver la bonne combinaison moi-thérapie-thérapeute demande souvent de faire plusieurs essais, et même si les difficultés rencontrées peuvent être décourageantes le bien-être vaut la peine d’essayer encore et toujours. Le bonheur en vaut la peine !

 

 

Article écrit par Barbara Verhaeghe, Thérapeute TCA

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Etre « bien » dans son corps

« Vous êtes bien au 06.62.7... ".

Etre « bien » dans son corps c'est être au bon endroit dans son corps, c’est être dans SON corps. Les personnes « mal » dans leur peau ne sont effectivement pas dans LEUR peau.

 

Parce qu'elles manquent de certaines compétences - notamment dans le domaine des émotions et de la communication - les personnes souffrant de troubles du Comportement Alimentaire ne supportent pas de se sentir déstabilisées. Elles appréhendent en permanence les situations qui les placent en mauvaise posture et sont prêtes à tout pour y échapper. Afin d’éviter toute source d’émotion elles mettent tout en œuvre pour que les autres soient gentils avec elles : Elles se montrent agréables en toutes circonstances, souriantes, bienveillantes, à l'écoute, intéressées par tout ce qui se dit, se montrent plutôt d'accord. Elles choisissent souvent de se taire et de se laisser faire… Surtout ne pas s'opposer, ne pas froisser, ne pas déplaire.

 

Pour que les autres ne les agressent pas les patientes effacent leur propre personnalité au profit d'une personnalité caméléon, s'adaptant à leur interlocuteur en permanence. Elles jouent presque tout le temps un rôle qui n'est pas le leur. Les personnes boulimiques et hyperphagiques ont du caractère - d'ailleurs leur entourage les perçoit souvent comme des personnes solides - mais pas leur VRAI caractère. Ce qu'elles donnent à voir à l'extérieur ne correspond pas à qui elles sont à l'intérieur ; les patientes que je reçois le disent très bien elles-mêmes : « Je ne montre jamais qui je suis vraiment ».

 

Comment se sentir dans SA peau quand on se glisse en permanence dans la peau d’une autre ? Impossible ! Pour se sentir bien dans sa peau il est nécessaire d’être soi - tout le temps, et avec tout le monde – de faire en sorte que ce que l’on donne à voir de l’extérieur soit identique en tous points à qui l’ont est à l’intérieur. Mais comment savoir qui l’on est me direz-vous. C’est simple : En se mettant aux services de ses émotions. Cette compétence peut se développer à tout âge, et quelle que soit l’ampleur du trouble alimentaire dont souffre la personne. Les thérapies Actives peuvent vous y aider, « Être bien dans son corps  c’est comme tout, ça s’apprend ! ».

 

 

Article écrit par Barbara Verhaeghe, Thérapeute TCA

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Posté par sortega à 17:05 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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De l'enfant libre à l'adulte qui contient

 L'enfant exprime naturellement ses émotions, parle spontanément des problèmes qu'il rencontre. C'est ce qui lui permet - face à une situation déstabilisante - d'évacuer ses tentions intérieures, de trouver de l'aide pour résoudre ce qui lui pose problème, du soutien ; c'est ce qui lui permet de retrouver son calme, sa stabilité, de se sentir  en paix avec lui-même, avec son univers ; c'est ce qui lui permet d'aller bien.

 

Dans l'histoire des personnes souffrant de boulimie et autres T.C.A.,  on relève très fréquemment un instant T à partir duquel ces personnes sont passées d'un tempérament « d'enfant libre »  à celui «d'enfant qui contient », qui intériorise.

Il s'agit d'une période pendant laquelle la personne a été confrontée pour la première fois à un évènement « trop grand pour elle », c'est-à-dire un évènement à ce point déstabilisant qu'elle n'a pas pu de le gérer avec les moyens qu’elle possédait. Pour la première fois cette personne ne s'est pas sentie la capacité, la liberté, l'espace de dire son malaise, n'a pas voulu ou n'a pas pu exprimer ses émotions et a fini par tout garder pour elle, par tout contenir.

 

Voici les raisons invoquées en séances :

ð    « Mon problème focalisait tellement mon attention que je n'ai même pas pensé à en parler. »

ð    « Mon émotion était tellement forte que j'avais peur de perdre pied si je la lâchais. » (Chaque nouvelle émotion est alors contenue pour ne pas laisser échapper les émotions précédemment bloquées).

ð    « Mon émotion était tellement forte que je n'arrivais pas à la faire sortir, à l'exprimer, à l'évacuer. »

ð    « J'avais commencé à exprimer mes émotions mais on m'a coupé dans mon élan, on m'a interdit de pleurer, de me mettre en colère. »

ð    « Mon proche était déjà tellement en souffrance que je ne voulais pas en rajouter. »

ð    « J'avais honte de ce qui m'arrivait et me sentais coupable, j'ai tout masqué. »

ð    « J'avais peur qu'on me juge. »

ð    « J'ai voulu en parler mais personne n'était disponible à ce moment là. »

ð    « J'en ai parlé mais personne ne m'a écouté, personne ne m'entendait, on n'a pas du tout tenu compte de ce que j'avais exprimé. »

ð    « J'avais l'impression que parler de ce qui me tracassait serait inutile, que ça ne changerait rien de toute façon. »

Etc.

 

A partir de cet instant T - et pour ces diverses raisons - une croyance se développe : les émotions doivent être contenues. Au premier malaise intériorisé vient s'ajouter les suivants, les émotions s'accumulent alors et chaque nouvelle difficulté rencontrée devient de plus en plus insupportable.  L'enfant libre devient un adulte qui panique lorsqu'il est confronté à une situation qui lui échappe, à une émotion dont il ne sait que faire. Il développe des stratégies pour éviter d’être confronté aux émotions (« stratégies d’évitement ») et d’autres stratégies pour calmer les émotions déjà présentes (« stratégies d’atténuation »), les Troubles du comportement appartiennent à ces deux familles de stratégies.

 

 

Article écrit par Barbara Verhaeghe, Thérapeute TCA

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